Red is the Berry Still
- Feb 28
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Updated: Jun 11
*** (REVISED: 2‑28‑2026) ***
Everything, palace intrigue, shop‑worn tiara;
Two‑faced modelos: Espera por ti!
Model, tall hair, deigned for gowns, grown‑up hour;
Bejeweled and bedecked.
Night‑signs aloft, a signal hour, as dark goes the hearth.
Tierra: land still, darkness, black as ink,
Moon left for other regions, mother left:
A chaotic vacuum resides, all the while the ocean whispers—
One hears it on the beach—uncertainty.
But even heart of darkness, a count of infinity:
With steady hand, pick the red card over black
When choosing one’s destiny.
Abundant stars; patterns of the Zodiac.
Discarded, salt‑ridden blanket, sally forth:
“The Moon has abandoned at this turning hour
Of the shifting Zodiac, and now I am forlorn!”—
Thus the salt froth and foam speak their opinion.
As one strolls, the pitch‑black—
Behold the light’s absence.
“Such an uncustomary night.
Perchance the soldiers are getting ready
As they mount horses white?”
A green lady’s gloves to the lips.
Costume hour for the death of knight?
Clipped garden, never‑ending, fountain‑blue,
Spill forth your creativity,
Designs for naught in this Never‑Land of soupy dreams,
The Devil his due.
Talleyrand, fortune your spellbound hand,
Young the night:
“Curse is this darkness,” you say to yourself,
Not noticing all is heard,
Even if the ears be not of this world.
At least they have that advantage:
The brightness of torturous flames rendering flesh,
The funeral pyre.
Hold shall I my twilight tears;
Young soldiers call their lions, then their haste to lost lives, the den.
Fortune’s folly, I open dear gate,
Darkness holly, red robs the state,
The stem still sharp, and taste quite bitter.
— Red is the Berry Still
by James Legare
2‑27‑2026 (REVISED: 2‑28‑2026)
*** Red is the Berry Still, by James Legare ***

INTRODUCTION
Depuis 1759, date à laquelle Voltaire écrivit *Candide* pour tourner en dérision l'idée selon laquelle nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, le monde est devenu plus gai pour les lecteurs. Voltaire l'écrivit en trois jours, et cinq ou six générations ont découvert que son humour ne vieillissait pas.
Candide n’a pas pris une ride. Pourtant, quel visage aurait eu le livre si Voltaire l’avait écrit cent cinquante ans plus tard? Il aurait été, entre autres, une œuvre faite d’images et de sons. Un écrivain moderne aurait tenté de saisir et de fixer par les mots certaines de ces variations atlantiques qui rompaient la monotonie de la traversée entre Cadix et Buenos Aires. Lorsque Martin et Candide naviguaient le long de la Méditerranée, nous aurions eu droit au contraste entre les falaises abruptes et nues des Baléares et les promontoires de Calabre noyés dans la brume. Nous aurions perçu les plans successifs, les horizons lointains, les silhouettes changeantes d’une île ionienne. Des oiseaux aux plumages colorés auraient empli le Paraguay de leurs cris argentins ou stridents.
Pour démontrer l’existence d’un dessein dans l’univers, le docteur Pangloss affirme que les nez ont été faits pour porter des lunettes, et que c’est ainsi que nous avons des lunettes. Un satiriste moderne ne chercherait pas à dépeindre, avec la plume vive de Voltaire, la doctrine qu’il entend dénoncer. Il choisirait une doctrine plus complexe que l’optimisme du docteur Pangloss, l’étudierait de plus près et en sonderait les failles avec une malice plus érudite et plus caressante. Son attaque, plus furtive, plus souple et plus patiente que celle de Voltaire, exigerait de nous — surtout lorsque son érudition prendrait le dessus — bien plus que de la patience. Par moments, il nous ennuierait. Candide n’a jamais ennuyé personne, sauf William Wordsworth.
Les personnages de Voltaire illustrent sa critique de l’optimisme en chutant brutalement d’une condition élevée vers la misère. Un auteur moderne ne s’y prendrait pas ainsi. Il ne précipiterait pas ses personnages dans une misère inconnue; il les maintiendrait simplement dans la misère qui fut la leur dès la naissance.
Mais décrire ainsi la méthode de Voltaire est aussi trompeur que de réduire la danse à un moulage en plâtre. Observons à nouveau sa démarche. Mademoiselle Cunégonde, l’illustre Westphalienne issue d’une famille pouvant faire valoir soixante-et-onze quartiers de noblesse, déchoit de plus en plus jusqu’à ce qu’on la retrouve gagnant sa vie à laver la vaisselle sur les bords de la Propontide. La vieille servante fidèle, victime de cent viols aux mains de pirates nègres, se souvient qu’elle est fille de pape et qu’en l’honneur de son mariage imminent avec un prince de Massa-Carrara, toute l’Italie composa des sonnets dont pas un seul n’était passable. Point n’est besoin de connaître la littérature française antérieure à Voltaire pour sentir — même si la parodie sous-jacente peut nous échapper — qu’il se moque de nous et de lui-même. L’ironie qu’il porte sur ses propres procédés devient manifeste à la fin, lorsqu’il les caricature en réunissant avec désinvolture six monarques déchus dans une auberge de Venise.
Un critique moderne de l’optimisme s’armerait de compassion sociale. Il n’y a nulle compassion sociale dans Candide. Voltaire, dont la plume légère dissèque les institutions familières pour en révéler l’absurdité, aime à nous rappeler que les massacres, les pillages et les meurtres dont Candide fut témoin chez les Bulgares étaient parfaitement réguliers, menés selon les lois et usages de la guerre. Si Voltaire avait vécu de nos jours, il aurait fait subir à la pauvreté le même sort qu’à la guerre. Éprouvant de la pitié pour les pauvres, il nous aurait montré la pauvreté comme un anachronisme ridicule; et tant le ridicule que la pitié auraient exprimé son indignation.
Presque tout moderne qui s’essaierait au conte philosophique en ferait une œuvre longue. Candide ne dépasse pas la longueur d’un Hamlet et demi. Le texte n’aurait guère été plus court si Voltaire y avait consacré trois mois au lieu de trois jours. Cette concision — dont nul en anglais n’a égalé le modèle hormis Pope, capable de dire d’un ennemi plagiaire qu’il “vole beaucoup, dépense peu et ne possède rien”, une concision que Pope obtenait au prix de grands efforts — venait aussi naturellement à Voltaire que l’esprit. Il peut se permettre d’être spirituel en passant, par parenthèse, avec prodigalité et sans compter, car il sait qu’il a encore bien d’autres traits d’esprit en réserve.
L’une des caricatures de Max Beerbohm nous montre le jeune Vingtième siècle filant à toute allure sous le regard de deux de ses prédécesseurs. En légende, on peut lire: “ Les graves appréhensions du Vingtième siècle et l’amusement malicieux du Dix-huitième face aux progrès (ou quoi que ce soit d’autre) du Vingtième.”: Ce Dix-huitième siècle, amateur de tabac à priser et plein de malice, ressemble à Voltaire; lequel sait pourtant — s’il lui arrive d’y songer — que même au Vingtième siècle, malgré sa frénésie de vitesse, personne n’a jamais égalé la rapidité d’un conte en prose de Voltaire. Candide est un livre dense. Il regorge de moqueries, d’inventivité et d’éléments aussi concrets que de la nourriture ou des pièces de monnaie; il trouve le temps pour les mécanismes intellectuels les plus ingénieux, ne donne jamais l’impression de se presser, et pourtant progresse avec une rapidité stupéfiante. C’est la rapidité d’une verve enjouée se livrant à un jeu. La vivacité sèche de cet pourfendeur de l’optimisme fait paraître bien ternes et abattus la plupart des optimistes. La contemplation de la stupidité qui croit au bonheur possible rendait presque Voltaire heureux. Son attaque contre l’optimisme est l’un des livres les plus joyeux au monde. Voltaire a semé la gaieté à profusion au fil des pages, de sa main généreuse, de ses doigts fins.





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